Enquête annuelle des associations de chefs d’établissement VSLCH et CLACESO

2 juin 2018

Ce qui préoccupe les chefs d’établissement

Les associations suisses de chefs d’établissements scolaires ont réalisé leur sondage annuel auprès de leurs membres. Les résultats concernant les postes à repourvoir et l’engagement du personnel ne varient presque pas par rapport aux années précédentes. Pour la 1ère fois, une partie du questionnaire portait sur les préoccupations centrales des chefs d’établissement. Les réponses de plus de mille membres permettent de mettre en avant les défis actuels de l’école.

VSLCH et CLACESO sont les associations professionnelles suisse-allemande et suisse latine  des chefs d’établissement. Comme les années précédentes, elles ont réalisé un sondage auprès des membres sur la situation des emplois dans leur école. Cette année, l’enquête a été complétée par des questions portant sur les sujets qui les préoccupent le plus.

L’analyse des chiffres portant sur le recrutement du personnel enseignant ne démontre aucun changement significatif par rapport aux deux dernières années. Ce constat est valable pour toute la Suisse. Le recrutement de personnel formé pour certaines branches spécifiques et pour l’enseignement spécialisé reste compliqué.

Dans certains cantons alémaniques, la problématique se situe au niveau des écoles enfantines en raison d’une rémunération plus basse qu’au primaire ou de mauvaises conditions de travail en comparaison  des enseignants primaires du même cycle. En Suisse romande, c’est l‘engagement d’enseignant spécialiste en allemand qui est particulièrement préoccupant au cycle 3.

Les préoccupations des chefs d’établissement reflètent les défis actuels de l’école obligatoire

Les mesures d’économie qui aboutissent à des fermetures de classes, ou qui visent à tout prix l’intégration des élèves à besoins particuliers dans les classes régulières sont des situations particulièrement pesantes pour l’ensemble du corps enseignant. Concrètement, 53% des chefs d’établissement romand confirment que l’intégration demande un investissement plus conséquent aux enseignants. En Suisse allemande, il n’est pas surprenant que 66% des chefs d’établissement relèvent le Lehrplan 21 comme LA préoccupation centrale.

Plus de la moitié des directions consacre énormément de temps à la mise en place et aux progrès du „numérique“. Et environ 40% des chefs d’établissement ont indiqué qu’ils sont particulièrement impliqués dans la construction et/ou rénovation des installations scolaires.

A peine la moitié reconnaît rencontrer des difficultés dans les relations avec les parents. Comme il s’agit de la première „étude“ sur le sujet, on ne peut pas en conclure que ces problèmes ont augmenté, comme on le prétend souvent. Les relations avec les autorités cantonales et communales sont généralement bonnes. Cet état de fait est très encourageant. Seul 14% des sondés relèvent rencontrer des difficultés avec leurs autorités.

Dans la partie francophone du pays, le plan d’étude romand (PER) ayant déjà été introduit avec succès, le point qui préoccupe incontestablement les chefs d’établissement est la santé des enseignants.

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Pour plus d’information en Suisse romande, dès samedi 2 juin à 08h00 :
Gérard Aymon, Vice-président de la CLACESO, coherens_dir@bluewin.ch, 079 733 32 51