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INFORMATIONS

Enquête annuelle des associations de chefs d’établissement VSLCH et CLACESO

Ce qui préoccupe les chefs d’établissement

Les associations suisses de chefs d’établissements scolaires ont réalisé leur sondage annuel auprès de leurs membres. Les résultats concernant les postes à repourvoir et l’engagement du personnel ne varient presque pas par rapport aux années précédentes. Pour la 1ère fois, une partie du questionnaire portait sur les préoccupations centrales des chefs d’établissement. Les réponses de plus de mille membres permettent de mettre en avant les défis actuels de l’école.

VSLCH et CLACESO sont les associations professionnelles suisse-allemande et suisse latine  des chefs d’établissement. Comme les années précédentes, elles ont réalisé un sondage auprès des membres sur la situation des emplois dans leur école. Cette année, l’enquête a été complétée par des questions portant sur les sujets qui les préoccupent le plus.

L’analyse des chiffres portant sur le recrutement du personnel enseignant ne démontre aucun changement significatif par rapport aux deux dernières années. Ce constat est valable pour toute la Suisse. Le recrutement de personnel formé pour certaines branches spécifiques et pour l’enseignement spécialisé reste compliqué.

Dans certains cantons alémaniques, la problématique se situe au niveau des écoles enfantines en raison d’une rémunération plus basse qu’au primaire ou de mauvaises conditions de travail en comparaison  des enseignants primaires du même cycle. En Suisse romande, c’est l‘engagement d’enseignant spécialiste en allemand qui est particulièrement préoccupant au cycle 3.

Les préoccupations des chefs d’établissement reflètent les défis actuels de l’école obligatoire

Les mesures d’économie qui aboutissent à des fermetures de classes, ou qui visent à tout prix l’intégration des élèves à besoins particuliers dans les classes régulières sont des situations particulièrement pesantes pour l’ensemble du corps enseignant. Concrètement, 53% des chefs d’établissement romand confirment que l’intégration demande un investissement plus conséquent aux enseignants. En Suisse allemande, il n’est pas surprenant que 66% des chefs d’établissement relèvent le Lehrplan 21 comme LA préoccupation centrale.

Plus de la moitié des directions consacre énormément de temps à la mise en place et aux progrès du „numérique“. Et environ 40% des chefs d’établissement ont indiqué qu’ils sont particulièrement impliqués dans la construction et/ou rénovation des installations scolaires.

A peine la moitié reconnaît rencontrer des difficultés dans les relations avec les parents. Comme il s’agit de la première „étude“ sur le sujet, on ne peut pas en conclure que ces problèmes ont augmenté, comme on le prétend souvent. Les relations avec les autorités cantonales et communales sont généralement bonnes. Cet état de fait est très encourageant. Seul 14% des sondés relèvent rencontrer des difficultés avec leurs autorités.

Dans la partie francophone du pays, le plan d’étude romand (PER) ayant déjà été introduit avec succès, le point qui préoccupe incontestablement les chefs d’établissement est la santé des enseignants.

Report Total d | Report_21_05_2018 | Report_21_05_2018-région

Pour plus d’information en Suisse romande, dès samedi 2 juin à 08h00 :
Gérard Aymon, Vice-président de la CLACESO, coherens_dir@bluewin.ch, 079 733 32 51

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Arrêté du Tribunal fédéral du 7 décembre 2017, relatif aux contributions financières des parents

La VSLCH et la CLACESO prennent position :

L’arrêté du tribunal fédéral met en péril les camps et les excursions scolaires !

Les faits

Par jugement du 7 décembre 2017, le tribunal fédéral a abrogé la disposition concernant la contribution financière de la loi sur l’école obligatoire du canton de Thurgovie.

De ce fait, et dès cette date, il est quasiment impossible de demander une participation financière aux parents dans le cadre de camp ou d’excursion scolaire obligatoire. Cette décision s’applique à toute la Suisse. La contribution parentale de 200 à 300.- pour une semaine de camp de ski est considérée comme trop élevée.

Le tribunal fédéral a décrété  qu’un montant de 10 à 16 francs maximum par jour pouvait être demandé aux parents selon l’âge des enfants. Ce montant correspond aux frais alimentaires qui leur incomberaient.

Conséquences

L’arrêté du tribunal fédéral soulève plusieurs inquiétudes dans les établissements scolaires, y compris dans des écoles où la contribution parentale n’avait jamais créé de débat jusqu’à présent.

En revoyant ce financement à la baisse, certaines activités scolaires risquent de ne plus être proposées et d’engendrer une dégradation des offres à l’école obligatoire. En conséquence, de nouvelles réglementations ont été décrétées ou sont actuellement à l’étude.

Position de VSLCH et CLACESO

Les associations de chefs d’établissement, en accord avec les associations cantonales, préconisent d’appliquer les dispositions suivantes :

En principe, tous les moyens nécessaires pour l’enseignement obligatoire doivent être mis gratuitement à disposition. En font également partie les frais relatifs aux excursions et aux camps.

Ces activités hors cadre sont indispensables d’un point de vue pédagogique et ne doivent en aucun cas être abandonnés.

La participation financière des parents est courante et s’est démocratisée dans les écoles. Dans de nombreux endroits, cette contribution permet d’organiser des activités hors cadre, malgré des budgets communaux serrés.

Ces sorties doivent être accessibles à tous les élèves. Que des enfants restent simplement en classe avec un enseignement régulier en lieu et place d’excursions scolaires est un non-sens. Cela les exclut de précieuses expériences d’apprentissage et les met à l’écart de la vie sociale de la classe.

VSLCH et CLACESO attendent des cantons et des communes qu’elles couvrent le déficit de financement occasionné (pour les camps de ski, les voyages scolaires, les visites de musée, etc.) suite au verdict du tribunal fédéral.

Aucun élève ne devrait être exclu d’activités scolaires pour des raisons pécuniaires. Si des parents ne peuvent assumer financièrement une sortie obligatoire, c’est à l’école, respectivement à la commune de prendre à sa charge tout ou partie des frais.

VSLCH et CLACESO soutiennent massivement les mesures fédérales visant à réduire les coûts pour les classes (Initiatives pour les sports d’hiver, Swiss Skills, etc.). Etant donné qu’aucune limite de financement n’est fixée pour les offres proposées en dehors du temps scolaire ou durant les vacances, aucun enfant ne devrait être empêché de participer à de tels événements au seul motif financier.

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Recommandations de la CDIP relatives à l’enseignement des langues étrangères (langues nationales et anglais) à l’école obligatoire : adoption

En 2014, la CDIP a confirmé sa stratégie sur les langues de 2004. A cette occasion, elle a déclaré qu’elle allait s’engager au niveau intercantonal pour que cette stratégie ait toutes les chances d’aboutir et élaborer, avec les associations professionnelles des responsables d’établissement et des enseignantes et enseignants, des recommandations pour une mise en oeuvre réussie de la conception de l’enseignement des langues dans les écoles. Les présentes recommandations sont le fruit de ces travaux. Elles constituent une contribution au développement de l’enseignement des langues et soutiennent en ce sens les travaux actuels des cantons.

Sur mandat du Comité de la CDIP, le Secrétariat général a élaboré des recommandations au sens de l’art. 3 du concordat du 29 octobre 1970 sur la coordination scolaire, en collaboration avec les associations professionnelles des responsables d’établissement et des enseignantes et enseignants. De plus, des didacticiens des différentes régions linguistiques ont été chargés de rédiger des exemples de bonnes pratiques.

De fin mai à fin septembre 2015, ces recommandations ont été soumises aux cantons, à l’ensemble des institutions formant des enseignantes et enseignants, ainsi qu’à l’Association faîtière des enseignantes et enseignants alémaniques (LCH), au Syndicat des enseignants romands (SER), à la Conférence latine des chefs d’établissement de la scolarité obligatoire (CLACESO) et au Berufsverband Schulleiterinnen und Schulleiter der deutschsprachigen Schweiz (VSLCH).

Recommandations : pb_20171026-27_empfehlungen_fsu_f_sig

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Nouvelle présidence de la CLACESO

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Fabrice Sourget

Suite au départ de M. Christian Berdoz, appelé à de hautes fonctions à l’Etat de Vaud, le comité de la CLACESO a le plaisir de vous annoncer le nom de son successeur, M. Fabrice Sourget*, précédemment vice-président de l’association.
Nommé lors de l’Assemblée générale du 15 mars 2017 à Neuchâtel, M. Fabrice Sourget est directeur du Cercle scolaire de Val-de-Ruz. Il reprend la présidence en poursuivant les objectifs de l’association :

  • l’organisation de séminaires de formation continue pour ses membres,
  • la participation à certaines commissions et consultations de la CIIP et de la CDIP,
  • le partenariat constructif avec les principaux acteurs du paysage éducatif latin et suisse (SER, LCH, FAPERT, Fondation CH, RADIX, Education21, …),
  • la collaboration étroite avec l’association suisse alémanique des chefs d’établissement
    (VSLCH),
  • l’implication dans des projets nationaux.

Claceso présidence :_Le communiqué intégral

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Réponse de la CLACESO dans le cadre de la consultation sur une éventuelle modification de la loi fédérale sur les langues nationales et la compréhension entre les communautés linguistiques.

La CLACESO a saisi l’occasion proposée par la Conseil fédéral d’exprimer son avis sur la question de l’enseignement des langues nationales car ce thème est au centre des préoccupations et des engagements de notre association.

Dès sa création, la CLACESO a soutenu le compromis des langues élaboré par la CDIP, soit la variante 2, comme nous avons pu l’exprimer en 2015, lors de la consultation de la CDIP sur les recommandations de l’enseignement des langues à l’école obligatoire.

Dans le cadre de la présente procédure de consultation, nous soutenons la variante 3 qui a le mérite d’ancrer l’enseignement d’une deuxième langue à l’école primaire et d’interférer dans une moindre mesure que les autres variantes dans les compétences des cantons.

Cependant, au vu de la situation actuelle et prévisible dans plusieurs cantons alémaniques, nous sommes d’avis que, à court terme, aucune variante ne doit être imposée par la Confédération. En effet, les risques de referendum sont très élevés et les résultats d’une éventuelle votation populaire incertains. Nous estimons qu’il revient à la CDIP de trouver un compromis respectueux des compétences des cantons et conforme aux dispositions constitutionnelles. Nous proposons que la Confédération accorde à la CDIP un délai raisonnable pour arriver à un tel d’accord.

Avant tout, nous demandons que la Confédération accorde les moyens nécessaires pour soutenir de véritables programmes d’échanges d’élèves et d’enseignants entre les régions linguistiques. Ces programmes permettront de développer la compréhension entre les régions linguistiques ainsi que de renforcer la cohésion nationale.

Christian Berdoz, Président
079 541 75 68

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Communiqué du 12 juin 2016

Le pdf complet :  Information_aux_médias_VSLCH_CLACESO12.6.16

La première enquête nationale relative au recrutement  des enseignants montre une situation semblable entre les régions.
Pour la première fois en Suisse, une enquête relative au recrutement d’enseignants vient d’être réalisée. Cette vaste enquête, menée auprès des directeurs d’école, a été conduite par les deux associations de directeurs d’école obligatoire de Suisse: la CLACESO.ch pour la Suisse romande et le Tessin et la VSLCH.ch pour la Suisse alémanique. Grâce au taux de participation élevé, cette enquête peut être qualifiée de représentative. Elle montre que les directions d’établissements rencontrent des situations identiques dans toute la Suisse pour repourvoir les places vacantes pour l’année scolaire 2016-2017.
Si les directions d’établissement trouvent des enseignants pour tous les postes proposés, elles sont parfois obligées d’engager des personnes au profil moins qualifié que souhaité. C’est le cas dans le domaine de l’enseignement spécialisé. Dans leurs commentaires, les directions interrogées relèvent que les conditions de recrutement varient entre les cantons en raison des différences de salaires et également selon l’état des finances communales. Des programmes d’économies sont mis en œuvre dans les écoles : regroupements de classes, suppressions de mesures de soutien destinées à l’intégration des élèves à besoins particuliers, report de rénovations des  infrastructures, etc. Il s’agit-là de mesures qui détériorent les conditions de travail du corps enseignant et des directions d’établissement. Et de surcroît, cela engendre des inégalités de traitement entre les établissements. Les associations de chefs d’établissement VSLCH et CLACESO estiment que cette situation menace l’égalité des chances pour les élèves dans toute la Suisse.

Pour plus d’informations (en Suisse romande): Christian Berdoz, président, 079 541 75 68,
christian.berdoz@bluewin.ch

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Conférence Céline Bareil, mercredi 13 avril 2016 de 14h à 16h30
« Quels rôles préoccupent les cadres scolaires romands en contexte de changements ? »

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Prix suisse des écoles

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Le deuxième Prix suisse des écoles a été remis à Zurich le 2 décembre 2015. La CLACESO a soutenu cette édition de manière active et a délégué deux directeurs comme membre du jury : Fabrice Sourget et Paul Gay-Crosier. Dans son intervention, Christian Berdoz, membre du groupe de patronage du prix suisse des écoles, a a mis en exergue trois défis pour les écoles dans la perspective des chefs d’établissement :
1. Les programmes d’économies planifiés par les autorités communales et cantonales auront un impact important pour les élèves les plus fragiles qui ne pourront pas être soutenus dans leur apprentissage de manière adéquate. Ces économies se feront au détriment de ces élèves, des camarades de classe et des conditions de travail des enseignants.
2. Des pénuries d’enseignants existent actuellement dans certaines branches (langues nationales et branches scientifiques, par exemple). La situation va devenir encore plus préoccupante en raison, d’une part, du nombre important départs à la retraite prévu dans les prochaines années et, d’autre part, de l’augmentation du nombre d’élèves dans certains cantons.
3. Una scuola verso lo sviluppo sostenibile : Développer chez les élèves une attitude responsable et active en vue d’un développement durable fait partie de la formation générale, inscrite dans les plans d’études. Il appartient à l’école de développer la responsabilité citoyenne des élèves ainsi qu’une attitude d’ouverture sur les diverses communautés.

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Nouveau président du SER

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Le syndicat des enseignants romands, SER, tenait son assemblée des délégués le 28 novembre 2015 à Fribourg. Les délégués ont élu à la présidence de leur association Samuel Rohrbach, qui succédera à Georges Pasquier dès l’été 2016.

Dans son message aux participants, Christian Berdoz a relevé que la CLACESO entretient des contacts réguliers avec le SER dans le cadre des commissions de la CIIP et de la CDIP et également dans des groupes de travail relatifs à la thématique de la santé des professionnels de l’école .

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Rencontre de la VSLCH

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Une délégation du comité de la CLACESO a participé à la journée de formation organisée par notre partenaire alémanique, la VSLCH (Verband Schulleiter deutsch Schweiz), qui s’est tenue le 18 novembre 2015 à Hergiswil. Dans son allocution, Christian Berdoz a présenté les principaux objectifs de la CLACESO. Il a également mis en évidence les dossiers pour lesquels les deux associations de chefs d’établissement de la scolarité obligatoire collaborent étroitement, comme les langues nationales et la santé des professionnels de l’école (Alliance PSE).